Le nouveau conseil d’administration de la BNC installé

files-37 jours après leur ratification au Sénat de la République, les membres du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit – Fernand Robert Pardo, Guy Marie Cazeneuve, Angeline Renée Dominique, Marie Thérèse Marlaine Cyril et Hugues Bernard – ont été installés dans leurs fonctions par le ministre de l’Économie et des Finances, Yves Romain Bastien.

Développer des produits immobiliers adaptés au pouvoir d’achat des Haïtiens, renforcer le rôle de la BNC dans le développement des régions, accentuer les interventions de la banque dans le crédit aux entreprises de production et de transformation, continuer la modernisation des structures d’accueil de la BNC en vue d’améliorer son service de support à l’investissement privé ainsi que la qualité du service à la clientèle, mettre davantage l’accent sur l’encadrement à donner aux employés et aux cadres de l’institution et s’affirmer davantage en tant que bras droit de l’État, tels sont les grands points du nouveau plan stratégique que le nouveau conseil d’administration de la BNC compte mettre en place au cours de son mandat de trois ans.

Fernand Robert Pardo, président du nouveau Conseil a informé dans son allocution de circonstance prononcé ce mardi lors de la cérémonie d’installation en présence des représentants du Conseil, d’administration de la Banque centrale haitienne et du ministre de l’Economie et des Finances, que le souci principal du nouveau conseil est de continuer à faire fructifier la BNC.

Du haut des 34 ans d’expérience de la BNC dans le secteur bancaire, M. Pardo dit reconnaître que les défis sont énormes sur le marché bancaire haïtien. « L’inclusion financière pour tous les agents économiques où qu’ils se trouvent sur le territoire national ; les avancées de l’économie numérique qui nous forcent à penser notre métier différemment ; le blanchiment des capitaux et le dispositif interne mis en place ; la connaissance de notre système financier par les acteurs économiques sont un ensemble de challenge », a fait savoir M. Pardo, ajoutant que ses années d’expérience dans le secteur bancaire l’ont préparé à relever les défis avec humilité et réalisme.

Reconnaissant que la tâche qui lui incombe à la présidence du conseil d’administration de la BNC est très lourde, le nouveau président du conseil dit être prêt à assumer pleinement ses responsabilités. « La Banque nationale de crédit est une école, une culture, un patrimoine et nous avons tous le devoir de la protéger et de la faire perdurer dans le temps », a déclaré le nouveau patron de la BNC aux employés et cadres de l’institution, ajoutant que nous devons nous engager à gérer et à améliorer la relation avec une clientèle qui fait confiance à cette institution financière.

Dans son intervention, le ministre de l’Économie et des Finances, Yves Romain Bastien, a dressé un tableau sombre de la situation socioéconomique du pays. « Nous avons un pays malade qui a été frappé par un ouragan. Environ 1,4 million de gens sont presque sans-abris. Le Nord a connu des inondations. Nous devons accepter le fait que notre pays est fragile et nous devrions apprendre à nous comporter autrement et à nous regarder dans les yeux pour nous dire que nous avons un travail important à faire », a déclaré M. Bastien, ajoutant que c’est ce travail que la BNC a aussi à faire. « La BNC doit faire en sorte que les ressources qui sont à sa disposition soient mieux utilisées au service de la nation », a souligné le grand argentier de la nation.

Par ailleurs, le ministre de l’Économie et des Finances a exhorté les membres du  nouveau conseil à ne donner du crédit qu’à ceux qui le méritent. « Une banque commerciale est une institution particulière », a rappelé le ministre. « On ne fait pas de crédit pour plaire aux gens, on ne fait pas de crédit politique. C’est par l’analyse qu’il faut accorder ou refuser un crédit », a conseillé Yves Romain Bastien.

En bon gentleman, le président du conseil d’administration sortant de la BNC, Yvon Guirand, a été présent à la cérémonie d’installation du nouveau conseil pour exprimer son attachement à la Banque nationale de crédit. « J’ai félicité ceux-là qui ont mis cette structure solide sur laquelle j’ai mis mes marques pour faire de la BNC ce qu’elle est aujourd’hui », a indiqué le président sortant, soulignant qu’il va laisser cette banque avec un bilan solide. « Quand je suis arrivé, j’ai trouvé des profits autour de 490 millions de gourdes, et quand j’ai pris la commande j’ai obtenu des profits de plus d’un milliard de gourdes », s’est fièrement réjoui M. Guirand.

Carlin Michel source le nouvelliste

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