Martelly défend les intérêts d’Haïti à Sainte-Lucie

Accompagné du ministre du Commerce et de l’Industrie,  Wilson Laleau, des conseillers Me Grégory Mayard-Paul, Mme Andress Apollon, M. Damian Merlo, et de M. Peterson Benjamin Noël, le président de la République d’Haïti, qui est arrivé dans  l’après-midi du mardi 3 juillet à Sainte-Lucie interviendra sur plusieurs points importants. Il s’agit du  développement en Haïti; de la politique étrangère de coordination dans la Communauté des Caraïbes et des différents défis à relever dans la poursuite du développement de  la région.
Cette rencontre  des dirigeants de la Caraïbe vise aussi à créer des opportunités qui peuvent être exploitées au profit de la Communauté caribéenne, tout en tenant compte du contexte géopolitique et économique. Elle s’applique, entre autres, au mouvement d’intégration régionale, la création d’une monnaie unique, commune à tous les pays de la Caraïbe et qui portera révision de toutes les monnaies de chacun des pays de la zone, la réforme en cours du Secrétariat de la CARICOM basé en Guyane et la Cour de Justice des Caraïbes (CCJ), lit-on dans une note de la présidence acheminée au journal le Nouvelliste.
A l’ouverture de la conférence, le secrétaire général de la Caricom,  Irwin Larocque, a  souligné que l’un des aspects à considérer dans la question de la monnaie est la facilitation de la convertibilité des monnaies des pays de la région, de façon à permettre que le citoyen qui a à se déplacer vers un autre pays de la Caraïbe puisse facilement convertir sa devise dans celle du pays visité .
Pour sa part, le président de la conférence, également Premier ministre de Sainte-Lucie, le Dr Kenny Anthony, qui assumera, au cours du mois de juillet, la présidence de ce groupement de quinze (15) pays, a, salué la présence du Chef de l’Etat haïtien,  Michel Joseph Martelly, pour ses nombreux efforts en vue de sortir Haïti des stigmates du tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Ste Lucie se lakay ou. Nou sonje doulè tranble manntè 12 janvye a. Nou ap kore w. CARICOM ap kore w » a-t-il affirmé en créole saint-luçois.
Hon Anthony a rappelé que le tremblement de terre en Haïti a permis aux pays de la Caraïbe de redoubler d’efforts contre les fléaux naturels auxquels la région est en proie. « Nous avons des futurs communs » a-t-il déclaré, soulignant aussi que la Caricom, tout en travaillant au renforcement des relations avec l’Afrique, grâce à l’ACP et l’Union Européenne (UP), ne doit pas avoir d’influence sur la vie des gens de la région.
Le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly, croit, pour sa part, que le succès de la Caricom aura  nécessairement un impact sur le développement de chacun des pays qui le constituent. Et, en ce qui a trait à Haïti, il faut que cela se joue sur le développement de l’agriculture. En effet, Haïti est l’un des pays de la zone à avoir le plus de terres cultivables, et représente 52% de la population de la Caricom.
« La politique globale des régions de la Caraïbe, doit prendre en compte les doléances de chaque pays. Il faut aussi développer des partenariats au niveau de la formation, de la libre circulation des citoyens dans la zone, de la démocratisation linguistique des débats, du partage des cultures . », a rappelé le Chef de l’Etat qui veut aussi engager  les débats autour de l’ouverture du marché caribéen aux produits haïtiens.
Pour les dirigeants de la région, la réussite est possible, mais à certaines conditions. « Il faut développer et rendre plus performantes nos missions diplomatiques, dynamiser le challenge au niveau de la sécurité, travailler à l’instauration de programmes de développement agricole », a soutenu le président de la République de Guyana, Donald Ramotar, qui souhaite la responsabilité des dirigeants de la Caraïbe dans la mise en œuvre de politiques étrangères viables, de promotion de la construction d’une coopération plus performante, de développement des valeurs culturelles.
Le président de la République de Surinam, S.E.M Desiré Delano Bouterse, qui a également mentionné l’impact des travaux réalisés par la CARICOM et l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR), notamment sur le développement des jeunes, par exemple ce processus de réforme sera bénéfique pour la zone.
Prenant la parole à son tour, le Premier ministre de la Jamaïque,  Portia Simpson Miller,  a vue en la CARICOM l’opportunité qu’ont tous ses pays membres d’avoir une meilleure politique de soins de santé, de justice, de création d’emplois, de formation universitaire,  de promotion des droits de l’enfant. « Nous devons nous réunir sur ce qui ne va pas et célébrer tout ce qui va bien », a-t-elle déclaré.
Le 33e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Caraïbe, qui fait suite aux réunions antérieures autour du marché unique de la CARICOM (CSME),  organisées avec le Conseil des finances et de la Planification (COFAP) et les Premiers ministres des sous-comités du CSME, permet au président de la République d’Haïti, d’attirer l’attention des pays voisins sur les avantages de l’investissement étranger en Haïti.

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