Une foule réclame justice aux émouvantes funérailles des jeunes de l’avenue N

Entre les cris de désespoir ayant marqué samedi leurs adieux déchirants à Réginald Lhérisson et Mackenson Saint-Vil, leurs familles et amis proches ont appelé à l’arrestation de policiers de la BIM et d’une dame prénommée Christina pour leur responsabilité présumée dans ce qui serait un double crime passionnel

Publié le samedi 30 juin 2012

 

Les funérailles de Réginald Lhérisson, 23 ans, et de Mackenson Saint-Vil, 27 ans, ont été chantées samedi à l’église Sainte-Anne où de nombreux parents et amis affligés et indignés réclamaient, une fois de plus, justice pour les deux victimes qui auraient été abattues, début juin, par la police dans une affaire passionnelle.

Dans son homélie de circonstance en phase avec le rituel funèbre, le curé de la paroisse, le père Joseph Descieux Désiré, a souligné la nécessité pour l’homme de se préparer à affronter un jour ou l’autre la mort en se pliant à la volonté divine.

Retraçant les circonstances du double drame du 12 juin dernier, deux frères de Mackenson, Ramòn et Peterson Saint-Vil, ont pointé du doigt Christina, ainsi connue, qui serait de mèche avec plusieurs agents de la brigade d’intervention motorisée de la PNH (BIM) dans la perpétration des meurtres à l’avenue N (centre de Port-au-Prince). Les deux disparus avaient rencontré cette dame deux jours auparavant lors d’une soirée consacrée à l’anniversaire de Radio Caraïbes (une station privée de la capitale).

Une patrouille policière aurait, non sans les avoir identifiés, ouvert le feu sur Réginald Lhérisson et Mackenson Saint-Vil qui, selon différents témoignages, revenaient d’un rendez-vous avec Christina.

Si les autorités judiciaires ne procèdent pas à l’arrestation de la présumée complice et à celle des policiers, les proches des victimes continueront à manifester, ont menacé les deux frères révulsés.

Sur la même longueur d’onde et reprenant des slogans déjà scandés vendredi au cours d’une marche de protestation, les membres de l’autre famille éplorée -à l’image de Renel Lhérisson, le père de Réginald- ont aussi exigé du parquet de Port-au-Prince qu’une enquête soit diligentée sur cette affaire.

Après la cérémonie funèbre, qui réunissait simultanément neuf cercueils dans l’enceinte de l’église Sainte-Anne, les corps des deux jeunes hommes ont été acheminés dans le sud pour y être inhumés. spp/Radio-Télé Kiskeya

 

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